• Julie G

10 pistes pour limiter vos achats d'impulsion


Vous trouvez que c'est trop encombré chez vous, que vous manquez de temps pour ce qui compte vraiment pour vous, que vos dépenses ne vous permettent pas de faire ce qui vous épanouie, que votre mode de vie ne vous correspond pas ou plus... Les motivations pour réduire les achats compulsifs sont multiples et vous sont propres. Voici quelques idées pour les réduire et fermer un peu les vannes et réguler la jauge (volume et flux) de vos placards, de votre horloge et de vos finances.


1. Les priorités

Prenez le temps de vous demander quelles sont vos priorités dans la vie : à court, moyen et long terme. Qu'est-ce qui vous procure de la satisfaction, du plaisir et contribue à votre bonheur à long terme ? Qu'est-ce qui vous donne un sentiment d'accomplissement et vous épanouie ? Et avant de faire vos achats demandez-vous en quoi ces achats potentiels, l'usage de votre temps et de votre argent sont au service de ses priorités ?

Vous pouvez commencer par faire la liste de tout ce que vous aimeriez faire dans votre vie et regroupez-le par grand thème. Ces grands thèmes vous serviront de boussole pour arbitrer vos choix et vos actions.


2. Le point

Faites le tri chez vous et désencombrez tout ce qui ne vous est pas essentiel et indispensable au regard de vos priorités. Pourquoi pas faire un inventaire et faire la liste de ce qui vous manque pour faciliter votre quotidien, le rendre plus agréable et contribuer à bâtir la vie qui vous convient.

Et pour vous aider à canaliser et rationnaliser vos achats, vous pouvez vous appuyer sur cette liste et vous inspirer de la matrice d'Eisenhower, en notant à côté de chaque item de la liste si cet achat est : Important et Non Urgent, Important et Urgent, Non Important et Urgent, Non Important et Non Urgent. Une fois que c'est fait, à ce moment-là, je vous invite à supprimer ce qui est ni important et ni urgent.


3. La satisfaction

La gratitude : une fois le tri fait, profitez de ce que vous avez et appréciez à leur juste valeur toutes ces choses déjà à votre portée et reconnaissez ce qu'elles apportent à votre vie. Prenez conscience de tout ce qui vous entoure et reliez vous à ce qui fait parti de votre environnement.

Le plaisir et le bonheur : acheter procure un pic de plaisir qui ne dure pas dans le temps et parfois, on va rechercher à répéter cette action pour reproduire à nouveau cette sensation pourtant temporaire. Les premiers temps ont est content et puis, passé quelques jours cela devient normal, on s'est "habitué" à cet achat et on en veut encore plus. Il s'avère que ce qui procure un bonheur à plus long terme se trouve être d'avantage dans ce qui nous lie aux autres plutôt qu'aux choses. Alors je vous invite à être conscient de ce que vos achats impliquent et à privilégier ceux qui vous apportent une réelle valeur dans votre quotidien et dans votre vie en général.


4. La préparation

Faire un budget : faite vous un budget dans lequel vous incluez un montant pour les extras ce qui vous donne de la marge pour les achats d'impulsion tout en gardant une certaine maîtrise de vos dépenses.

Faire du repérage : vous êtes muni.e.s de votre liste et vous savez maintenant ce qui participerait à améliorer votre confort, votre bien-être, votre qualité de vie, votre bonheur. Prenez donc encore un peu le temps avant de succomber, pour faire du repérage (en ligne ou en magasin, sur des blogs, sur des guides d'achats, sur instagram...), pour vous renseigner (marque, valeurs, provenance, qualité, commentaires, caractéristiques, prix...), pour comparer... en bref, de penser vos achats pour qu'ils vous apportent une réelle satisfaction.

Planifier les achats : prévoir son shopping c'est une façon de faire monter le désir, à l'idée de ce rdv vous serez excité.e.s et le moment venu vous l'apprécierez d'autant plus. Planifier vous permet aussi d'être dans des conditions favorables : vous connaissez votre budget, vous avez répéré... vous serez donc plus affûté.e.s lors de votre séance shopping.


5. Les sollicitations

Les données personnelles (navigation, consommation, intérêts...) : nos données laissées à dispositions des commerces en ligne participent à leur fournir des informations qui peuvent être utilisées pour nous inciter à l'achat avec des publicités ciblées en fonction de votre navigation sur d'autres sites ou pages des sites internet. Je vous invite à être vigilant, à prendre le temps même quand c'est pénible de sélectionner les cookies que vous autorisez. Par exemple, une première action pourrait être de refuser les cookies du prochain site sur lequel vous vous rendez.

Les catalogues, newsletters et alertes : en vous désabonnant des catalogues et newsletters vous recevrez moins de sollicitations de la part des commerçants et vous serez moins tentés. Si vous ne les voyez pas, vous n'avez pas besoin de résister à la tentation puisqu'il n'y a plus de tentation. Par exemple, une première petite action peut être de faire le tri de votre boite mail et de supprimer l'abonnement à d'une newsletter commerciale.


6. L'achat différé

Vous pouvez apprendre à retarder la gratification ou la récompense que provoque l'achat et qui est souvent éphémère. Cela vous donnera également le temps de mesurer à quel point cet achat est nécessaire à votre quotidien ou à votre bonheur. Vous a-t-il vraiment manqué ? Cela vous a-t-il rendu malheureux ? Cela vous donnera plus de temps pour relativiser l'importance de l'achat et donc quand vous déciderez de l'acheter, en ayant différé l'achat, il vous procurera une plus grande satisfaction.


7. Les conditions

Le lieu : pourquoi pas essayer l'achat local, en circuit court, l'artisanat, les indépendants, les petits commerces, les AMAP... ainsi vous connaitrez le commerçant et pourrez poser des questions sur les produits. Le rayonnage sera plus petit et la tentation moins grande.

Le temps : évitez de faire votre shopping dans l'urgence, pourquoi pas se renseigner sur les horaires d'abondance et ainsi contourner les heures de pointe, les files d'attente... Cela vous permettra d'apprécier le moment et de limiter les erreurs d'achats faits dans la précipitation et qui pourraient s'avérer décevants ou inutiles.


8. La méthode BISOU

C'est une méthode en 5 questions mise au point par Marie Duboin Lefèvre et Herveline Verdeken, cette méthode est facile à se souvenir et peut être pratiquée avant tout achat :

B - besoin > A quel besoin cet achat répond-il ? (Je l'achète pour me conformer à une norme sociale ? Je le désire vraiment ou je suis influencé.e le marketing bien élaboré ?),

I - immédiat -> Est-ce un achat compulsif ? (Ai-je le budget ? J’attends un peu avant de l’acheter (ou pas) et je réponds aux questions qui suivent.),

S - semblable -> Ai-je déjà un objet qui a cette utilité ? (Ai-je un objet qui peut remplir la même fonction ? Ai-je un objet polyvalent qui peut faire l'affaire ?),

O - origine -> Qu’elle est l’origine de ce produit ? (Quel poids carbone pour son transport ? Dans quelles conditions de travail a-t-il été fabriqué ?), et

U - utile -> Cet objet va t-il m’être utile ? (Va-t-il apporter un confort primordial dans mon quotidien ? Comment je faisais pour m’en passer avant ?)


9. Le mode de paiement

La carte bancaire facilite le paiement et les achats d’impulsion, cela favorise les décisions spontanées parce qu'il offre une plus grande flexibilité des dépenses. Je vous invite à essayer les achats en espèces, en vous faisant une enveloppe dédiée à ce type d'achat : elle peut être hebdomadaire, mensuelle, à vous de choisir ce qui vous correspond. Grâce à votre budget et à ce mode de paiement, vous aurez ainsi fixé vos propres limites et cela vous aidera à choisir ce qui vous convient vraiment. En respectant vos limites, vous vous sentirez fière de vous et cela participera à votre bonne humeur. Vous y gagnez vraiment, non ? ;)


10. Le "kit de sauvetage"

L'idée ce kit est de créer une diversion et une réflexion qui vous "sauveront" d'un éventuel achat compulsif. En trouvant des astuces qui nous font sortir de l'émotion vive du moment pour revenir à une pensée plus rationnelle.

Il pourrait s'agir de mettre une photo d'une destination de voyage, d'un logement qui vous fait rêver, ou de tout autre chose qui représente un objectif ou une aspiration que vous avez qui est important pour vous et vous incitera à réfléchir aux conséquences de cet éventuel achat d'impulsion sur l'atteinte de cet objectif. Et cette photo, vous pouvez placer à l'endroit de votre carte de crédit de façon à la voir avant de procéder à un achat.

Il pourrait s'agir de vous trouver un mantra qui vous guide dans vos décisions, soit un que vous avez lu et qui vous inspire, ou bien de créer le votre ! Par exemple : "Un achat en moins, un rêve en plus !" "Le bonheur est dans le jogging, pas dans le shopping" etc.

Il pourrait s'agir aussi, de trouver une activité que vous aimez faire ou aimeriez faire et que vous ne faites pas suffisamment (selon vous) ou pas du tout, parce que vous manquez de temps. Pourquoi pas préparer un livre, un sac de sport, une liste d'émissions, vidéos ou articles sur un sujet qui vous passionne...

Soyez créatif et constituez votre kit personnalisé qui prend en compte votre personnalité et votre fonctionnement. Faites en sorte qu'il soit facilement accessible et visible pour que vous puissiez vous dirigez vers cette option plutôt que l'autre.



Loin de moi l'idée de vous culpabiliser concernant vos achats, ou de bannir tous les achats compulsifs. L'intention est plutôt de vous sensibiliser et de vous apporter quelques éclairages pour réaliser des achats responsables. Ces pistes ont but de porter votre attention sur ce que vous faites rentrer chez vous et ainsi de maîtriser un peu plus le "flux entrant" qui peut participer à l'encombrement de votre logement et ainsi de réduire à la source ce qui l'occasionne. Ce sont par des petites actions répétées que l'on parvient à faire de grands changements, alors vous choisissez laquelle pour commencer ?


NB : Lorsque les achats d'impulsion deviennent de plus en fréquents, ils peuvent occasionner des problèmes au niveau personnel et familial. Ils peuvent devenir une véritable addiction dans certains cas, on parle même de Trouble d'achats compulsif (TAC) - pas encore reconnu comme maladie - et dans les cas les plus extrêmes cela peut aller jusqu'à Oniomanie.


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